Un email scraper extrait en masse les adresses publiées sur des sites, des fiches Google Maps ou des recherches LinkedIn. Choisissez-le selon votre source : Outscraper pour Google Maps, Email Extractor ou Apify pour des sites, Evaboot ou Vayne pour Sales Navigator. Au 7 octobre 2026, les premières offres payantes vont de 9,99 dollars à 79 euros par mois.
Les méthodes viennent des vidéos de Louis Deslus, fondateur de l'agence de prospection EraB2B, qui fait de la prospection automatisée depuis plus de huit ans (il le disait en août 2025). Si vous cherchez l'adresse d'une personne précise plutôt qu'un fichier entier, lisez notre guide pour trouver des adresses mail.
Dans cette tier list publiée en juin 2025, Louis et deux invités classent les outils qui extraient des données de LinkedIn, un des points de départ d'un fichier d'emails :
Qu'est-ce que l'email scraping ?
Un email scraper lit chaque page (site, fiche Google Maps, annuaire, recherche LinkedIn), repère tout ce qui a la forme d'une adresse et l'écrit dans un fichier. Ce qu'il recopie est souvent une adresse générique, contact@ ou info@.
Email scraper ou email finder : deux outils différents
Un email scraper part d'une source et ramène tout ce qu'elle contient : des centaines de fiches Google Maps, une liste de sites, une recherche Sales Navigator. Un email finder part d'une personne : un nom et un domaine, ou une URL LinkedIn, et rend une adresse avec un statut de vérification. Les deux se suivent souvent : on extrait la liste, puis on cherche l'email de chaque ligne. Pour cette seconde étape seule, nos méthodes sont dans l'article comment trouver l'adresse mail d'un prospect.
Comparatif des 12 meilleurs outils d'email scraping
Prix relus le 7 octobre 2026 sur la page tarifs de chaque éditeur, sauf Outscraper, dont la page refusait notre lecture ce jour-là : son prix vient de la vidéo de Louis d'août 2025. La colonne "pour 1 000" divise le prix d'entrée par le volume inclus. Un crédit n'achète pas la même chose d'un outil à l'autre : comparez à unité égale.
Outil | Ce qu'il extrait | Prix d'entrée | Pour 1 000, au tarif d'entrée | Gratuit |
|---|---|---|---|---|
Extraire du web public | ||||
Outscraper | Fiches Google Maps : téléphones, adresses, avis, réseaux sociaux, emails publiés | Paiement au crédit, sans abonnement | 3 dollars les 1 000 résultats, prix indicatif montré en août 2025, selon les options de vérification | Non relu le 7 octobre 2026 |
Email Extractor (extension Chrome, Mailsumo) | Adresses visibles sur une page, y compris derrière les liens mailto | Premium à 9,99 dollars par mois, facturé à l'année | Extraction gratuite ; le premium automatise jusqu'à 1 000 URL d'un coup | Oui, sans compte |
Emails, téléphones et comptes sociaux trouvés sur des sites | À l'usage | 2 dollars les 1 000 pages visitées (moins sur les offres supérieures) | 5 dollars d'usage par mois, environ 2 500 pages selon Apify | |
Toute page web, sans code, avec des modèles prêts | 69 dollars par mois, facturé à l'année | Export illimité sur l'offre payante | Oui : 10 tâches, extraction locale, 50 000 lignes par mois | |
Ce que vous programmez (framework Python) | Gratuit, open source (licence BSD) | 0 | Oui | |
Extraire LinkedIn Sales Navigator | ||||
Profils d'une recherche Sales Navigator, jusqu'à 15 000 par jour selon l'éditeur | 29 dollars HT par mois | 2,90 dollars les 1 000 profils | Crédits offerts à l'inscription, sans carte | |
Recherches Sales Navigator nettoyées, avec email trouvé et vérifié | 29 dollars par mois (400 crédits) | 72 dollars les 1 000 crédits | Pas de crédits gratuits affichés | |
Trouver et vérifier l'email d'une liste | ||||
Adresses publiées d'un domaine, avec leurs sources ; recherche par nom | 49 € par mois, 34 € en annuel (2 000 crédits) | 24,50 € les 1 000 crédits | 50 crédits par mois | |
Emails par domaine, par nom, depuis LinkedIn, en masse par fichier | 39 dollars par mois (1 000 crédits) | 39 dollars les 1 000 crédits | Essai de 50 crédits | |
Emails depuis LinkedIn, Sales Navigator et sites d'entreprise | 39 dollars par mois, 29 en annuel (2 000 crédits) | 19,50 dollars les 1 000 crédits, seuls les emails délivrables sont décomptés | 50 crédits | |
Recherche et vérification d'emails, domaines catch-all compris | 19 dollars HT par mois (1 000 crédits) | 19 dollars les 1 000 emails trouvés | 50 crédits à l'inscription | |
Enrichissement et validation d'emails B2B sur fichier, sans base de contacts selon l'éditeur | 79 € par mois (500 crédits) | 158 € les 1 000 crédits, facturés à l'email trouvé | 50 crédits offerts |
La vérification s'ajoute au prix d'extraction. Chez Icypeas, une vérification coûte 0,1 crédit, soit 1,90 dollar les 1 000 adresses sur l'offre Basic.
Vayne était classé dans la meilleure catégorie de la tier list de juin 2025 pour les gros volumes ; il coûtait alors 80 € par mois pour 100 000 extractions, contre 159 dollars HT pour 100 000 profils au 7 octobre 2026. Evaboot nettoie et qualifie les profils extraits, mais il était jugé cher dans la vidéo. La méthode complète est dans notre article pour scraper Sales Navigator.
Kaspr, présent dans la version précédente de ce comparatif, n'y figure plus : il a effacé sa base et cessé toute collecte sur LinkedIn après une sanction de la CNIL (détails plus bas).
Quel email scraper choisir selon votre source et votre volume
Vos cibles ont une fiche Google Maps (industrie, agences de services, commerces) : Outscraper, avec un premier test limité à 100 résultats.
Vous avez une liste de sites : Email Extractor à la main sur quelques pages, Apify ou Octoparse au-delà, Scrapy si un développeur le maintient.
Vos cibles se trouvent par fonction sur LinkedIn : une recherche Sales Navigator extraite par Vayne pour le volume ou par Evaboot pour le nettoyage, puis un finder pour l'email.
Vous avez déjà des noms et des entreprises : un finder seul (Icypeas, Hunter, Dropcontact), puis une vérification.
Comment scraper des mails ? (Les différentes techniques)
Google Maps et annuaires : la méthode qu'utilise EraB2B
Google Maps est la source que Louis juge la plus sous-estimée : 4 200 catégories d'établissements contre 434 filtres dans Sales Navigator, comptait-il en août 2025, et des fiches qui portent téléphone, site, avis et parfois email. Dans la vidéo ci-dessous, il montre l'extraction avec Outscraper, l'outil que nous préférons chez EraB2B. Outscraper n'utilise pas votre adresse IP, ce qui écarte, selon Louis, le bannissement que risquent les scripts maison.
Les réglages qui font baisser la facture, tels qu'il les montre :
Saisir les catégories en anglais et cocher la correspondance exacte, pour ne pas payer des catégories voisines sans rapport.
Limiter la première extraction à 100 ou 500 résultats pour tester.
N'activer que l'enrichissement des emails et contacts : chaque enrichissement coûte quelques centimes de plus.
Vérifier les adresses chez un spécialiste, Icypeas ou Enrow, plutôt qu'avec le vérificateur intégré.
Remettre en lignes les colonnes email 2 et email 3 : une entreprise peut publier plusieurs adresses, souvent génériques.
Le fichier donne surtout des adresses d'établissement. Pour joindre le dirigeant ou le responsable des achats, il faut ensuite retrouver les employés de chaque entreprise, une étape que Louis juge nettement plus technique. Il précise aussi dans la vidéo qu'il touche une commission d'affiliation sur Outscraper.
Sites web : extracteurs et code
Sur quelques pages, Email Extractor suffit à la main ; sa version payante visite jusqu'à 1 000 URL d'un coup, et Apify fait le même travail dans le cloud. Scrapy, gratuit, demande un développeur qui écrit le robot.
LinkedIn Sales Navigator
Sales Navigator n'affiche que 2 500 résultats par recherche, et ses conditions d'utilisation interdisent le scraping (Louis le rappelle dans sa vidéo de septembre 2025) : un outil trop agressif fait bannir le compte. Dans la tier list, PhantomBuster était déconseillé sur Sales Navigator pour cette raison. Les réglages et les outils sûrs sont dans l'article sur l'extraction de Sales Navigator.
Sources publiques ciblées : le cas Damoclès
Scraper n'oblige pas à ratisser large. Damoclès protège des chefs d'entreprise contre la criminalité ciblée, et aucun intitulé de poste ne disait qui était exposé. Les listes ont été construites en croisant des sources publiques : abonnés de pages sur la cryptomonnaie ou la gestion financière, classements de startups, personnalités de l'économie française. Elles étaient plus petites et plus précises, et sur 17 campagnes en 3 mois, les meilleurs taux de réponse sont venus des dirigeants repérés dans les classements. Le détail est dans le cas Damoclès.
Après l'extraction : enrichir et vérifier
La chaîne que Louis décrit dans une vidéo de janvier 2025 tient en trois temps : extraire la donnée là où sont vos cibles (LinkedIn, bases publiques, Google Maps), l'enrichir en cascade, c'est-à-dire interroger plusieurs fournisseurs l'un après l'autre jusqu'à trouver l'email, puis retirer les adresses qui ne fonctionnent pas. Il y défend le scraping frais contre l'achat de bases : selon son estimation de janvier 2025, les bases du marché ne contenaient que 60 % des profils LinkedIn.
Le taux de rebond (emails rejetés divisés par emails envoyés, fois 100) dit si le fichier est propre. Les seuils que Louis donne dans sa masterclass délivrabilité de janvier 2026 :
sous 2 % : normal, une erreur de saisie arrive à tout le monde ;
de 2 à 3 % : on cherche la cause ;
de 3 à 5 % : on en fait une priorité ;
au-delà de 5 % : on met la campagne en pause et on retraite le fichier avant de reprendre.
Un domaine catch-all accepte n'importe quelle adresse, il ne se vérifie donc pas : certains outils lui donnent une note. Le choix des outils est détaillé dans notre guide de la vérification d'email.
Le cas Shayp montre ce que coûte un fichier envoyé sans tri. Avant de travailler avec nous, la scale-up faisait des envois groupés sur une base extraite, "en espérant voir qui va répondre", résume Raice, arrivé chez Shayp pour sortir la vente des mains des cofondateurs. Une newsletter envoyée à toute la base a surtout montré qu'elle était à nettoyer, avec des taux d'ouverture et de réponse bas. Voir le cas Shayp.

Aspects légaux de l'email scraping
Ce que dit la CNIL d'une adresse publiée en ligne, relu le 7 octobre 2026 :
Prospecter un professionnel par email peut se fonder sur l'intérêt légitime, sans consentement préalable, si le message est en rapport avec sa profession. La personne doit avoir été informée de l'usage de son adresse et pouvoir s'y opposer (CNIL, prospection par courrier électronique). Louis le résume dans sa vidéo de juin 2024 : vendre des panneaux solaires à un directeur commercial n'a pas de rapport avec sa fonction, lui proposer un logiciel qui l'aide à vendre en a un.
Les adresses génériques d'entreprise (contact@, info@) désignent une personne morale et sortent de ces règles, selon la même page.
Chaque message doit permettre de s'opposer simplement. Louis recommande un lien de désinscription bien visible en bas de l'email, et la suppression des données de qui le demande.
La conservation : les données d'un prospect se gardent trois ans à compter de leur collecte ou du dernier contact venant de lui (CNIL, référentiel gestion commerciale).
Le cas Kaspr : le 5 décembre 2024, la CNIL a sanctionné l'éditeur de 240 000 €. Son extension Chrome collectait les coordonnées de membres LinkedIn qui avaient limité leur visibilité, les gardait cinq ans à compter de chaque mise à jour, et n'informait les personnes que depuis 2022 (CNIL, décembre 2024). Le 4 mars 2026 (décision publiée le 6), la CNIL a clos l'injonction : Kaspr a choisi d'effacer sa base de données et de cesser toute collecte de données sur LinkedIn (CNIL, mars 2026).
Les amendes du RGPD vont jusqu'à 20 millions d'euros ou 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial (article 83).
Les autres règles de la CNIL pour la prospection, téléphone compris, sont dans notre article CNIL et prospection commerciale.
Questions courantes sur le scraping de mails
Existe-t-il un email scraper gratuit ?
Oui : Scrapy, gratuit et open source, Email Extractor, sans compte, et l'offre gratuite d'Octoparse (10 tâches, 50 000 lignes par mois). Les autres outils donnent des crédits d'essai, détaillés dans la colonne Gratuit du tableau.
Combien coûtent 1 000 adresses email ?
L'unité change d'un outil à l'autre : au tarif d'entrée, 2 dollars les 1 000 pages visitées chez Apify, 19 dollars les 1 000 emails trouvés chez Icypeas. Ajoutez la vérification ; les autres prix sont dans le tableau.
Peut-on envoyer des emails juste après le scraping ?
Non. Vérifiez d'abord les adresses, puis surveillez le taux de rebond des premiers envois : au-delà de 5 %, Louis conseille de mettre la campagne en pause et de retraiter le fichier.
Quelles données peut-on extraire avec un email scraper ?
Sur Google Maps : catégorie, adresse, téléphone, site, avis, notes, réseaux sociaux, et l'email quand il est publié. Sur un site : les adresses affichées, souvent génériques. Sur Sales Navigator : nom, prénom, entreprise, URL du profil, secteur, taille de l'entreprise et poste, l'email venant ensuite d'un finder.
Construire ces fichiers et écrire aux bonnes personnes, c'est le métier d'EraB2B. Pour voir ce que cela donnerait sur votre marché : réserver mon diagnostic.





